Exporter aux Pays-Bas

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Les Pays-Bas ont été fortement touchés par la crise économique de 2008-2009, du fait de leur dépendance au commerce mondial (5e rang exportateur mondial) et de l’importance de leur secteur financier (7% du PIB). La situation économique s’est redressée en 2010 grâce à la reprise des exportations et un redémarrage de la consommation interne. Plombée par la crise européenne et par la faiblesse de la demande intérieure, l’économie néerlandaise est toutefois entrée en récession dès l’automne 2011 et les Pays-Bas pourraient connaitre, selon la Commission, une croissance négative de 0,8 à 0,9% en 2012 (inférieure à la moyenne de la zone euro) avant un retour prévu à une croissance modérée à partir de 2013 (0,7 %). Le principal point de préoccupation reste le marché immobilier, la baisse de consommation des ménages, la hausse du chômage, bien que l’un des plus faibles d’Europe. En mars 2012, le gouvernement a donc présenté un second ensemble de mesures de consolidation d’un montant de 12,3 milliards (1,5 à 2 % du PIB), devant permettre de respecter les objectifs de moyen terme du pays et en particulier le retour sous les 3% du déficit en 2013 selon le calendrier européen qui a été refusé et a conduit à la chute du gouvernement.L’économie des Pays-Bas se place au 16ème rang mondial, ce qui en fait, pour un pays de 16,7 millions d’habitants, une des économies les plus avancées au monde.

Elle se caractérise par un secteur tertiaire particulièrement important (près de 80%), les 20% restants étant partagés entre les secteurs agricole et manufacturier. Si la part du secteur agricole est faible dans le PIB en raison d’une densité de population parmi les plus élevées du monde, son rôle est essentiel. Le secteur tertiaire est tourné d’une part vers le transport, la distribution et la logistique (le port de Rotterdam est le 10ème port à conteneurs mondial et le 1er port en Europe), d’autre part vers les secteurs bancaires et assurances (mais ils ont été très affectés par la crise). Dans le secteur industriel, on retrouve l’industrie chimique, la métallurgie, et le raffinage de pétrole.

Exporter vers les Pays-Bas

Les principales importations des Pays-Bas.

Depuis toujours, les Pays-Bas sont traditionnellement un pays commercialement très ouvert au commerce, tourné vers l’international et au libre échange des biens. Le commerce extérieur, moteur de la croissance et de l’économie néerlandaise, a dégagé un excédent de 40,7 milliards EUR en 2011, soit plus de 6,5% du PIB

En 2011, l’Union Européenne constitue le premier partenaire commercial des Pays-Bas qui réalisent environ deux tiers de leurs échanges avec elle depuis 2005. En particulier, c’est avec l’Allemagne que les Pays-Bas dégagent leur principal excédent commercial, en hausse de 16,4% par rapport à 2011 (36,5 milliards EUR en 2011) notamment grâce aux réexportations. Avec 97 milliards EUR, l’Allemagne a ainsi représenté plus de 24% de la valeur totale des exportations néerlandaises.

En réalité, environ 44% des exportations néerlandaises sont des réexportations de biens produits à l’étranger, ce qui s’explique par le fait que le port de Rotterdam constitue une véritable porte d’entrée du commerce européen.

Environ 75% des exportations des Pays-Bas sont à destination des pays de l’Union Européenne et 53% de ses importations sont aussi en provenance de l’UE.

C’est pourquoi alors que les Pays-Bas se positionnent en 5ème position pour ce qui concerne les exportations mondiales, ils sont en 7ème position pour ce qui concerne les importations mondiales.

Les Pays-Bas sont un opérateur important en matière d’échanges agro-alimentaires. Le pays est le 2e exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires après les Etats-Unis et devant l’Allemagne et la France. Les Pays-Bas sont également un importateur et transitaire important dans l’Union

Européenne. Les échanges entre les Pays-Bas et la France sont traditionnellement denses, témoignant de la complémentarité des deux économies.

En 2011, la France a maintenu sa position de 6ème fournisseur et de 3ème client des Pays-Bas. Sa part de marché dans les importations néerlandaises est relativement stable, et se situe aux alentours de 4,5% depuis 3 ans

En 2011, les Pays-Bas ont importé pour presque 17 milliard d’euros de France. C’est 16% de plus que 2010. Il s’agit essentiellement de pétrole notamment du fait de l’augmentation des prix du brut et de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar et de produits dérivés mais aussi de produits chimiques, de machines et des équipements de transport et de voitures. Selon les douanes françaises, près de 14 000 entreprises exportent régulièrement vers les Pays-Bas. Trois postes, les produits

agricoles et agroalimentaires, les produits chimiques, parfums et cosmétiques, les équipements informatiques, électroniques et optiques, représentent la moitié des exportations françaises vers les Pays-Bas.

L’image de la France et des produits français aux Pays-Bas

L’image de la France est l’image traditionnellement véhiculée lors des séjours touristiques : pays du soleil, de la joie de vivre, du glamour et des produits « made in France » c’est-à-dire les cosmétiques, la mode, les mets raffinés, le Vin. L’image des interlocuteurs est en train de changer notamment par l’arrivée des jeunes générations parlant d’avantages l’anglais et donc améliorant les process de communication.

Comment adapter ses produits ou services pour exporter vers les Pays-Bas

Dupliquer le modèle français aux Pays-Bas est source d’erreurs importantes.

Les usages du pays

Langue

Les Pays-Bas ont pour langue officielle le néerlandais, mais la plupart des Néerlandais parlent couramment anglais. La maîtrise de la langue anglaise est indispensable pour faire des affaires dans le pays.

Vie en entreprise

Pour des raisons qui tiennent à l’histoire et à la culture néerlandaises, les rapports hiérarchiques sont moins formalisés aux Pays-Bas qu’en France. Il est fréquent de se tutoyer et de s’appeler par son prénom. Au sein des entreprises, la hiérarchie ne détermine pas nécessairement un fonctionnement vertical de la décision à l’application (top down).

La responsabilité partagée et le travail en équipe sont souvent privilégiés. Le directeur ne doit pas être la personne qui impose ses vues de façon unilatérale. Le mot d’ordre reste la concertation, le dialogue est fréquent et comme chaque opinion compte, les décisions sont prises selon des modes consensuels. De ce fait, les grèves sont rares dans le secteur privé aux Pays-Bas.

Engagement oral

Les Néerlandais sont très attachés aux engagements, que ceux-ci soient pris oralement ou par écrit. Une des spécificités néerlandaises est en effet qu’un contrat conclu par oral a la même valeur qu’un contrat écrit si toutes les parties se sont mises d’accord sur les termes du contrat.

Le consommateur

Le consommateur néerlandais a toujours été intéressé par le rapport-qualité-prix, mais les habitudes ont commencé à se modifier depuis les années 1990, grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat.

Les Pays-Bas importent et exportent essentiellement des produits de commodités et parmi ces

produits, 2/3 des produits sont manufacturés (63% importés et 63% exportés) et pour 1/3 de produits

miniers et de pétrole.

Les néerlandais apprécient les spécialités culinaires et les produits alimentaires français et

notamment les vins français.

En agriculture, les semences françaises sont un poids lourds dans la part des importations.

Même si le consommateur reste toujours attentif au prix, d’autres critères commencent à prendre plus d’importance dans les décisions, tels que la qualité, la marque, les produits respectant l’environnement.

Une particularité néerlandaise reste la priorité donnée à l’aménagement du domicile. Le consommateur investit une bonne partie de son budget pour aménager et entretenir son logement.

Le consommateur devient de plus en plus exigeant vis-à-vis des produits qu’il achète. Sur Internet, on voit se multiplier les forums où les consommateurs échangent expériences et plaintes concernant notamment des produits ménagers, des produits informatiques ou de communication. De plus, de nombreux sites Internet sont créés et fonctionnent comme des comparateurs de prix. Une tendance nouvelle concerne le succès de la vente à distance par Internet. Enfin, le consommateur accorde de plus en plus de valeur au luxe et à la haute qualité, ainsi qu’aux produits qui répondent à des attentes spécifiques.

Peut-on vendre par internet aux Pays-Bas

Les ménages néerlandais sont en 1ère position dans l’UE concernant l’accès à internet avec un taux de

94%. Il est de 83% en France. C’est une population non seulement habituée aux sites de ventes en ligne mais aussi aux comparaisons tarifaires et aux offres de promotion.

La stratégie des Pays-Bas en matière d’investissement direct étrangerLes Pays-Bas sont une destination de premier plan pour les investisseurs étrangers qui profitent notamment d’installations et de savoir-faire logistiques de grande qualité. Le gouvernement a mis l’accent sur des mesures en faveur de l’attractivité du territoire.

Les classements financiers mondiaux reconnaissent l’attractivité des Pays-Bas comme pays d’accueil des IDE. En 2011-2012,

le « World Economic Forum » les place en 7ème position.

L’investissement direct étranger aux Pays-Bas

Les stocks d’IDE aux Pays-Bas

Les stocks d’IDE entrants ont connu une légère baisse en 2010. Selon la DNB (De Nederlandsche Bank), ils atteignent 445 milliards EUR. Les stocks d’IDE aux Pays-Bas proviennent pour 63% des pays de l’Union Européenne, mais les Etats-Unis demeurent l’investisseur le plus important (16%). Depuis 2000, les services attirent l’essentiel des investissements étrangers (environ 50% des stocks), suivis par l’industrie dont 12% dans l’agroalimentaire. Les entreprises européennes et américaines y ont largement concentré leurs investissements.

Organiser les expéditions et le transport des produits vers les Pays-Bas

Le transport des marchandises est un moment clé de l’exportation qui mérite le plus grand soin car il exige de nombreuses précautions et vérifications. Dans ce domaine, vous aurez exclusivement affaire à des prestataires privés (commissionnaires et auxiliaires de transport, transitaires).

Comment organiser sa prospection et démarches pratiques pour réussir à exporter aux Pays-Bas

Nous vous conseillons de réaliser une étude de marché exhaustive afin de déterminer si le produit/service existe déjà, comment il est vendu et avec quel rapport qualité/prix. En effet, ce rapport qualité/prix est déterminant sauf si votre produit/service est innovant et non existant.

Les réseaux de vente sont traditionnels même si la part du e-Commerce est bien plus généralisée et rentrée dans les mœurs qu’en France. Les marges sont moindres.

Bien évidemment, la langue usuelle est le néerlandais mais des produits en langues anglaises ou en 2 langues (français/néerlandais servant aussi pour le marché Belge) sont possibles

Ce qui diffère majoritairement aux Pays-Bas c’est la mentalité. Celle des acheteurs et de l’ensemble de vos interlocuteurs : très carrée, directe et efficace. Vous irez ainsi droit au but si vous êtes bien préparé car il n’y a pas de droit à une seconde chance.

Implanter son entreprise aux Pays-Bas

Les points forts

Les atouts du royaume sont des infrastructures de communication et de transport très développées, une main d’oeuvre qualifiée, productive et polyglotte, une position géographique stratégique qui en fait une porte d’entrée vers les principaux marchés européens, un environnement politique et macro-économique stable et un secteur financier très développé.

Les points faibles

Les faiblesses du pays sont les coûts de la main d’oeuvre qui sont élevés, la petite taille du marché domestique, la législation qui est relativement compliquée, le système administratif qui est parfois pesant et le réseau routier qui souffre d’imperfections structurelles.

Les mesures mises en place par le gouvernement

L’économie néerlandaise est parmi les plus ouvertes au monde. Depuis janvier 2007 l’environnement fiscal hollandais pour des sociétés internationales est devenu encore plus attractif. Le taux d’imposition sur les sociétés a été abaissé à un taux bien au-dessous de la moyenne de l’Union européenne.

Types de société et capital (max/min)

La BV (Belosten Venoostschap met beperkteaansprakelijkhei) est une Société à responsabilité privée.

Capital minimum : 18.000 EUR. Jusqu’à 20% doit être souscrit.

La NV (Naamloze Vennootschap) est une Société à responsabilité limitée publique.

45 000 EUR au moins. 20% devront représenter le montant souscrit et 25% le montant libéré lors de l’entrée en bourse

Le VOF (Vennootschap Onder Firma) est un partenariat général.

Pas de capital minimum.

CV (Commanditaire Vernootschap) est un partenariat limité.

Pas de capital minimum.

Nombre de partenaires et d’associés et responsabilité

Pas de minimum. Elle peut être constituée de plusieurs entités légales ou individus et 1 actionnaire pour une entreprise individuelle BV

La responsabilité de chaque partenaire est limitée au montant apporté au capital.

Pas de minimum

La responsabilité est limitée au montant apporté au capital.

Minimum 2 partenaires.

La responsabilité des partenaires est conjointe et multiple.

Minimum 2 partenaires. 2 types

de partenaires : partenaires actifs et passifs.

Les partenaires actifs ont une responsabilité illimitée, en particulier la direction de l’entreprise. Les partenaires passifs ont une responsabilité limitée au montant contribué.

Types de société et capital (max/min)

Bijkantoor est une branche.

Aucun capital n’est requis, si la branche est enregistrée auprès du registre du commerce.

Nombre de partenaires et d’associés et responsabilité

Pas une personnalité juridique, cela dépend du statut de la société mère.

La société mère est responsable pour les actions menées par la branche, mis à part la direction qui est limitée, conjointe et multiple.

Pratiques commerciales et financières à connaître aux Pays-Bas

Les pratiques commerciales du pays

Les Néerlandais sont réputés de longue date pour être de redoutables négociants. Le marché néerlandais est un marché de prix. Celui-ci est considéré comme un élément clé dans les négociations. Gardez bien en mémoire que les Néerlandais attachent une grande importance au respect des délais. Moyen de paiementLa plupart des banques néerlandaises offrent de nombreuses possibilités de paiement et/ou d’encaissements transfrontaliers à leur clientèle d’affaires. Le mode de paiement électronique Swift est très souvent utilisé par les importateurs néerlandais grâce à son efficacité et à sa rapidité. Les tarifs sont équivalents aux virements nationaux si le paiement se fait entre deux pays de l’UE et certains DOM-TOM.La plupart de vos partenaires néerlandais cocheront la case « partage des coûts liés à la transaction » ce qui implique que vous partagiez également les frais de virement. Informez vous auprès de votre banque pour connaître ses tarifs.

Facturation au client

Le paiement de facture entre entreprises s’effectue en général de deux manières. La première est le paiement au moyen d’un ordre de virement reçu conjointement à la facture envoyée par le créancier. La deuxième est le paiement par Internet, après avoir reçu la facture indiquant les données bancaires du créancier.

Délais de paiement

Aux Pays-Bas, le délai légal est de 30 jours après la livraison du produit ou après la date de réception de la facture, à moins que les parties aient conclu un accord sur ce délai. Dans le cas d’une vente aux particuliers, la loi prévoit la possibilité pour le vendeur d’exiger un acompte qui s’élève au maximum à 50% du prix de vente. Pour la vente entre professionnels, le code ne prévoit pas de dispositions particulières.La politique fiscale aux Pays-Bas

Traditionnellement, les Pays-Bas se classent dans la catégorie des économies sociales de marché, avec un taux d’imposition élevé. Dans les dernières années, des efforts ont été faits par le gouvernement pour réduire les impôts et rendre le pays ainsi plus attractif pour les investisseurs, avec notamment un taux d’impôt sur les sociétés équivalent à 20 % jusque 200 000 EUR et à 25,5% au-delà de ce seuil, ce qui représente l’un des plus faibles taux d’Europe occidentale.Parallèlement, une réforme sur les charges administratives a été menée afin de faire évoluer les Pays- Bas vers plus de flexibilité et avec une fiscalité moins lourde.

Les Pays-Bas ont également procédé à d’importantes réformes des régimes sociaux, en particulier concernant le régime de santé, le régime d’incapacité du travail et le régime du chômage. Ces dernières années ont vu aussi apparaître un ensemble de réformes réglementaires orientées vers une recherche de la compétitivité et d’un nouveau dynamisme. Les instruments principaux de cette politique ont été les réformes de la politique de la concurrence et la libéralisation dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications, des transports urbains et de la poste initiée dans le cadre européen.

Par ailleurs, une politique de l’innovation ambitieuse a permis de stimuler l’économie, avec par exemple la mise en place de clusters (pôles de compétitivité) de très haut niveau. Une politique en faveur des PME est menée, par le biais de crédits d’impôt recherche et de « coupons innovation ». Le gouvernement a aussi mis en place des mesures consistant à faciliter l’accès des PME aux marchés publics.